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Sujet : Peut-on accepter l'idée de progrès et celle d'une fin de l'histoire ?

Définitions des termes :
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
  • progrès : Evolution de l'humanité ou de la civilisation vers un état supérieur. Au sens strict, ce mot implique une amélioration, un perfectionnement.
  • fin : 1. Terme, limite, cessation, interruption d'un phénomène ; opposée à commencement. 2. But vers lequel tend un acte (SYN. dessein) ; ce en vue de quoi quelque chose est fait ; opposée à moyen. Rem. : les sens 1 et 2 sont souvent confondus, comme dans l'adage : « La fin est première dans l'intention, dernière dans l'exécution » ; la confusion entraîne celle de la cessation d'une action, du dessein qui préside à son exécution et du but qu'elle atteint ; c'est cette confusion qui est au coeur de l'idée ant. selon laquelle la fin d'un être est sa perfection, son achèvement. 3. (Par anal.) Ce qui explique pourquoi une chose est telle qu'elle est : organisation de son activité ou de ses parties ; cf. finalité. 4. Fin dernière : fin ultime au sens de but ou de terme absolu, tel que le souverain bien ; SYN. fin suprême ; fin en soi : pour KANT, fin objective, nécessaire, inconditionnelle ; opposée à fin subjective, empirique. 5. Règne des fins : état dans lequel les volontés des êtres raisonnables sont censées s'accorder entre elles et avec l'ordre du monde (SYN. monde des esprits) ; il s'agit pour KANT d'un idéal pratique posant la liaison systématique, par des lois objectives communes, des êtres raisonnables en tant qu'ils sont une fin en soi, et qu'ils peuvent se proposer des fins. 6. Final : a) Qui constitue ou concerne un terme ; SYN. ultime, dernier, opposé à initial. b) Cause finale : qui provoque ou explique un fait à la manière d'un but à atteindre, ou comme moyen par rapport à une fin ; opposée à cause efficiente ; cf. cause, finalisme, téléonomie. 7. Finalité. : a) Fait de posséder une fin, une signification, d'être organisé selon un dessein, un plan ; on distingue : la finalité externe qui a pour fin un être autre que celui dont il est question ; la finalité interne à un être dont les parties sont considérées réciproquement comme moyen et fin (cf. un organisme) ; la finalité immanente qui résulte de la nature et du développement de l'être même (adaptation du vivant à son milieu) ; la finalité transcendante qui est réalisée dans un être par l'action qu'exerce sur lui un autre être. b) Principe de finalité : la nature ne fait rien en vain, c.-à-d. tout être a une fin ; d'où, à l'inverse, l'idée d'une preuve de l'existence de Dieu à partir de l'existence de la finalité dans la nature ; cf. téléologique (argument ). 8. Finalisme : a) Caractère de ce qui dépend d'une fin. b) Toute doctrine qui affirme l'existence d'une cause finale de l'univers, ou (par ext.) qui utilise les causes finales comme principes explicatifs ; opposé à mécanisme.
  • histoire : Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.

Extrait du corrigé : Merleau-Ponty, penser que le progrès n'est pas nécessaire. On constate bien des progrès dans les sciences et les techniques, mais cela signifie-t-il perfectionnement universel ? « L'homme ne relève pas d'une nature biologique qui rendrait compte de ses actes, et il n'est pas davantage le fruit d'une nature spirituelle qui garantirait le développement des vertus intellectuelles et morales contrairement à l'humanisme traditionnel. Le progrès n'est pas fatal, il n'est pas nécessaire. »• Ce qui ressort des différents points appréhendés ici est la chose suivante : d'un côté, il y a progrès, mais l'homme est l'instrument de l'histoire ou soumis à un nouveau culte ; de l'autre, le progrès n'est pas fatal, le sens est incertain, tout est risque, mais l'homme est libre.Nietzsche pensait que l'histoire est une pourvoyeuse de valeurs mortes : « La conscience historique nourrit le sentiment de culpabilité, maladie incurable, qui interdit la santé et la création. » (H. Lefebvre, La Fin de l'Histoire.) On peut dépasser cette vision nihiliste de l'histoire en pariant sur une fin de l'histoire telle que la pensait déjà Kant : l'amélioration est possible grâce à l'éducation, elle n'est pas certaine. Ainsi, on peut accepter l'idée de progrès et donc de fin de l'histoire si cela signifie « la fin de l'oppression [.

	Peut-on accepter l'idée de progrès et celle d'une fin de l'histoire  ?

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