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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- histoire : Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.
- bon : 1. Qui possède parfaitement les qualités requises par sa fonction ou sa nature : un bon philosophe. 2. (Par ext.) Apte à accomplir quelque chose, à être utilisé dans un certain but ; utile. 3. (Morale) Qualité de ce qui est conforme aux normes morales ; en parlant des personnes, qualifie celle qui agit moralement bien, et en part. celle qui est portée à la bienveillance et à la sympathie envers autrui (en ce dernier sens, opposé à méchant). 4. Pour NIETZSCHE, concept correspondant à la valeur par laquelle les forts s'estiment eux-mêmes et rejettent les autres comme mauvais ; l'aspect actif de cette estimation et l'antériorité du concept positif sur le concept négatif caractérisent la morale aristocratique par opposition à la morale du ressentiment née de la réaction des faibles qui attribuent la valeur « mal » aux actions des forts et, de là, la valeur « bien » à leurs propres actions : « J'ai mis en tête de mon dernier ouvrage : " Par-delà le Bien et le Mal ". Cela ne veut du moins pas dire " Par-delà le bon et le mauvais " ». 5. Bonne forme (loi de la ) : loi posée par certains psycho. (KÔHLER, GOLSTEIN) et selon laquelle, parmi toutes les structurations possibles du champ perceptif, la meilleure du point de vue de l'unité, de la simplicité et de la régularité s'impose au détriment des autres ; cf. prégnance (loi de ). 6. Bon objet/mauvais objet (psychanalyse) : termes désignant les premiers objets pulsionnels de la vie fantasmatique de l'enfant, opposés, par leur caractère gratifiant ou frustrant et surtout par la différence des pulsions qui s'y investissent (pulsion de vie ou de mort). 7. Bonne volonté : pour KANT, qualité de la volonté déterminée par le pur respect de la loi morale ; par suite, critère de la moralité de l'action : « De tout ce qu'il est possible de concevoir dans le monde et même en général hors du monde, il n'est rien qui puisse sans restriction être tenu pour bon, si ce n'est seulement une bonne volonté.
- connaître : Savoir, être informé de.
- passé : Dimension du temps écoulé dans son irréductible irréversibilité. D'ordre biologique, pulsionnel, social, historique ou psychologique, le passé pèse sur l'homme dans le sens du déterminisme, mais, il structure aussi activement la personnalité sans laquelle la liberté serait impossible ou illusoire. La liberté qui peut d'ailleurs s'exercer à l'égard du passé lui-même, dans la mesure où le sens accordé au passé reste du choix de l'individu (cf. Sartre). Par sa nature même, la connaissance du passé humain reste, selon les cas, occultée, aléatoire, partielle, subjective, soumise au moment social; elle laisse ainsi souvent une marge d'indétermination propice aux illusions et à l'action de l'imaginaire.
Extrait du corrigé : C'est précisément le fait que l'histoire ne se répète pas, le caractère unique des événements dont l'historien est le gardien, qui en fait des événements à célébrer et à conserver dans le souvenir. 2° La connaissance du passé représente un danger pour notre puissance d'invention et de création de nouveauté Nietzsche met l'accent sur les dangers que représente la connaissance historique lorsqu'elle fait du passé le fossoyeur du présent. En effet, que ce soit dans le domaine de la pensée ou de l'action, ce qui constitue un progrès et une nouveauté nécessite une rupture avec le passé et la tradition. La connaissance du passé risque alors de devenir un enfermement, une rumination qui jugule les forces d'invention et de création caractérisant l'avènement du surhomme. La connaissance du passée doit donc être contrebalancée par l'affirmation de la valeur de l'oubli qui permet de se placer dans la perspective du devenir et de créer sans être débiteur d'aucune tradition. L'art est un exemple d'une telle création non historique. Cependant, ne peut-on pas penser que la connaissance du passé n'est pas nécessairement réductible à un enfermement dans ce passé, mais qu'elle peut constituer une ouverture au devenir dans la mesure où le sens du passé éclaire notre compréhension du présent et de l'homme ? 3° La connaissance du passé éclaire le présent et le principe qui gouverne toutes les périodes de l'histoire Que l'histoire ne se répète pas ne signifie pas nécessairement que le passé ne peut rien nous apprendre sur le présent : les événements ne se répètent pas à l'identique, mais l'on peut penser que le déroulement global de l'histoire obéit à un principe qui lui donne une structure permettant de relier les époques en un tout cohérent. Dans cette perspective, Hegel conçoit l'histoire comme guidée par l'Esprit, ou encore la Raison, de l'humanité. La succession des événements et des états des sociétés peut être comprise selon ce fil directeur du progrès de l'avènement de l'Esprit, c'est-à-dire le progrès vers la liberté et la prise de conscience de cette liberté par l'humanité.
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Le corrigé du sujet " Si l'histoire ne se répète pas, à quoi bon connaître le passé ?" a obtenu la note de : aucune note
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L'histoire désigne la transformation dans le temps des sociétés humaines, par une succession d'événements et d'états. Par essence, l'histoire est un processus contingent et unique qui par conséquent, contrairement aux objets des sciences de la nature, ne se répète pas à l'identique, car les circonstances d'un événement et ses acteurs sont des entités singulières. Contrairement à ce qui se passe pour les sciences de la nature, on ne peut donc dire que l'un des buts de la connaissance historique soit la prédiction des événements futurs et l'action sur ce futur : la connaissance historique ne serait que connaissance du passé en tant que passé, et non en tant que ce passé nous permettrait de dégager des lois générales valant pour tout temps. Doit-on alors penser que la connaissance du passé est vaine, ou bien qu'elle peut valoir par elle-même ? Peut-on penser que la connaissance du passé peut prendre sens parce qu'elle est un devoir, ou bien parce que connaître le passé donne sens au présent, même si les événements ne se reproduisent pas à l'identique ? Ou bien la connaissance du passé a-t-elle seulement pour effet de nous éloigner de l'action et de la contribution à l'histoire présente ? Après avoir vu que la connaissance du passé peut puiser sa valeur dans la constitution d'une mémoire collective nécessaire à la cohésion de toute communauté, nous dégagerons les dangers d'une connaissance du passé qui s'érigerait en valeur contre toute ouverture à la nouveauté. On pourra alors défendre l'idée que la connaissance du passé peut se révéler féconde pour la compréhension du présent et de l'humanité, si l'on postule que toute période de l'histoire est gouvernée par un principe qui lui donne une direction et une signification.
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