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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- histoire : Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.
Extrait du corrigé : Nous avons présupposé que l'on ne peut comparer les événements historiques qu'en les ramenant à un principe unique régissant le développement du cours de l'histoire. Mais si l'on se donne ainsi la possibilité de comparer les événements historiques, on présuppose que la nouveauté en histoire ne peut être que relative. De plus comment être sûr que l'historien n'absolutise pas un principe de développement des événements historiques qui serait en réalité à reconduire à sa propre singularité, c'est-à-dire à la situation déterminée qu'il occupe dans l'histoire ? Dans Une autre Philosophie de l'Histoire, Herder pense qu'il faut être attentif à la singularité de chaque époque, sans plaquer dessus les valeurs de l'époque présente. Chaque époque historique peut alors être envisagée comme actualisant certaines virtualités de l'humanité, et peut prétendre atteindre une perfection inhérente à son caractère propre. On peut alors penser qu'il y a une nouveauté absolu dans l'histoire au sens où chaque période historique ne se déduit pas de la précédente selon un principe de développement unique mais doit être envisagée comme une totalité close sur elle-même. Les civilisations historiques nous présentent ainsi des civilisations qu'il serait vain de comparer les unes aux autres, car uniques, et donc absolument nouvelles par rapport à celles qui les précédent, qu'il s'agisse des organisations sociales et politiques, des moeurs, arts, etc. Le problème est alors de savoir comment cette nouveauté est accessible à l'historien, s'il ne doit pas plaquer dessus ses propres valeurs. III. Les faits historiques sont construits en fonction de l'intérêt des historiens d'une époque donnée, chaque nouvelle génération d'historiens produira donc du nouveau en histoire, à partir d'une lecture nouvelle des événements passés.
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Le corrigé du sujet " Y a-t-il du nouveau dans l'histoire ?" a obtenu la note de : aucune note
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L’histoire désigne tout d’abord la suite des événements qui ont marqué la succession des groupes humains, c'est-à-dire la transformation dans le temps des sociétés humaines, par une succession d’événements et d’états. En ce sens il semble évident qu’il y a du nouveau dans l’histoire, puisque par essence l’histoire est un processus contingent et unique qui par conséquent ne se répète pas à l’identique, car les circonstances d’un événement et ses acteurs sont des entités singulières. Chaque moment de l’histoire étant unique, il sera donc nouveau par rapport à celui qui le précède. Mais lorsque l’on envisage cette série d’événements dans sa continuité, on peut considérer qu’un même principe gouverne le déroulement des faits, de sorte que la nouveauté doit être relativisée, puisque chaque événement historique peut être ramené à un même principe. En ce sens les événement historiques peuvent être comparés à une suite arithmétique, dont chaque élément peut être déduit du précédent et ne constitue donc pas une réelle nouveauté. Mais l’on peut aussi considérer que cette rationalisation de l’histoire manque l’unicité de l’événement historique, par une incapacité de l’historien à se décentrer de son point de vue, à partir duquel il prétend dégager un principe unique de développement des faits historiques. Ce principe singulier serait alors injustement universalisé, et la conséquence serait un aveuglement à la nouveauté que représente chaque fait historique. Le fait de savoir s’il y a du nouveau en histoire doit donc nécessairement interroger le second sens de l’histoire, c'est-à-dire la discipline qui étudie la succession des événements. Or l’histoire comme discipline ne consiste pas à collecter des renseignements sur l’ensemble des faits d’une époque donnée, pour tente dans un deuxième temps d’interpréter ces faits. En effet pour savoir quels faits ont de l’importance, on a en fait déjà besoin d’une théorie qui fasse le tri entre les faits importants et ceux qui ne le sont pas. Dans cette mesure, les faits historiques sont construits, et l’on peut imaginer que chaque nouvelle époque d’historiens construira des nouveaux faits historiques, et produira donc du nouveau en histoire.
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